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Pourquoi la classe Ocean Fifty séduit de nouveaux sponsors

© Lamotte

Comme souvent en année post-Route du Rhum-Destination Guadeloupe, la classe Ocean Fifty vit une période de renouvellement, avec la mise à l’eau de deux nouveaux trimarans d’ici fin juin et l’arrivée de trois nouveaux sponsors, Réalités (Fabrice Cahierc), Viabilis (Pierre Quiroga) et Lamotte (Luke Berry). Ils expliquent pourquoi ils ont décidé de franchir le pas.

Deux nouveaux bateaux mis à l’eau d’ici le mois de juin, pour Sébastien Rogues et Fabrice Cahierc, des partenaires qui s’en vont (Arkema, Leyton, Groupe GCA), mais d’autres qui arrivent (Réalités, Viabilis, Lamotte), la classe Ocean Fifty vit une année post-Route du Rhum-Destination Guadeloupe animée. Et si quelques incertitudes subsistent à ce jour quant à l’avenir de certains projets, comme celui de Quentin Vlamynck qui cherche de nouveaux partenaires, la classe continue d’attirer skippers et partenaires, grâce notamment au Pro Sailing Tour. Lancé en 2021, ce circuit a pour particularité de faire l’objet chaque saison d’une série, jusqu’ici diffusée en France sur Canal +, mais également à l’international, dans 189 pays, selon Upswing Prod, la société qui la produit et organise le Pro Sailing Tour.

La série sur Canal + est vraiment un plus, car elle permet de mettre en lumière tous les bateaux”, commente ainsi Jean-Marc Trihan, président du groupe Lamotte. Après cinq saisons en Class40, le promoteur immobilier, partenaire de Luke Berry, a choisi d’accompagner le skipper malouin dans l’aventure du multicoque, en rachetant l’ex Primonial de Sébastien Rogues, rebaptisé Le Rire Médecin-Lamotte. “Nous avons tissé au fil des années une relation forte avec Luke, poursuit-il. Nous souhaitions le suivre dans un projet plus important.” Le choix de l’Ocean Fifty ? “Déjà, le support en lui-même est impressionnant et rapide. Ensuite, le fait d’avoir un numerus clausus dans la classe permet de contrôler et de limiter le nombre de bateaux, enfin, l’aspect financier reste maîtrisé, ce qui permet de gravir une marche raisonnable.”

Imposé par la classe, ce numerus clausus limite à dix le nombre d’unités, pour des raisons de places de port sur les épreuves du Pro Sailling Tour, mais pas seulement. “L’objectif est de conserver les bateaux pour les faire naviguer longtemps, ça permet aussi de se partager l’espace médiatique entre dix concurrents, explique Fabrice Cahierc. Ancien chef d’entreprise, passionné de multicoque, ce dernier a décidé, la cinquantaine passée, de se lancer dans une deuxième carrière de skipper professionnel, choisissant la classe Ocean Fifty, “parce que le bateau est génial, on peut tout faire avec : de l’équipage, du solo, de l’inshore, de l’offshore, des relations publiques…” En 2021, il avait lancé un premier trimaran qu’il avait dû vendre pour raisons personnelles à Erwan Le Roux. Deux ans plus tard, il revient avec une version 2 de ce plan VPLP, en fin de construction chez CDK, à Lorient, moyennant un budget de 3,5 millions d’euros

Fabrice Cahierc a embarqué Réalités dans l’aventure, un groupe immobilier basé à Saint-Herblain, dont il est l’un des administrateurs. Pour lui, ce projet “va permettre de fédérer nos 1 200 collaborateurs, que nous prévoyons de tous faire naviguer d’ici deux ans. Autres objectifs : travailler l’image du groupe auprès de ses clients en faisant des RP à bord, être performant sur le plan sportif et soutenir Planet Warriors, un fonds de dotation dédié à la recherche de solutions pour capter le CO2.”

Entre 500 000 et 900 000 euros
de budget de fonctionnement

Autre nouvel arrivant sur le circuit, Viabilis, société rennaise d’aménagement et de promotion immobilière, s’est laissé séduire après une première expérience l’an dernier dans la course au large en tant que Partenaire Officiel de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, mais également d’Arnaud Pennarun, engagé en catégorie Rhum Mono sur Pen Duick III. “Adosser notre marque à cet événement a été très positif. Cela nous a permis de faire vivre l’histoire à nos collaborateurs, d’activer certaines relations publiques et nous a confortés dans l’idée de poursuivre notre engagement dans la course au large.”

Le Pro Sailing Tour, qui se dispute notamment dans plusieurs régions de France – cette année, La Seyne-sur-Mer, Bonifacio, Saint-Nazaire, Brest -, a été un des arguments qui a convaincu Arnaud Gotreau, président de Viabilis, de se lancer dans l’aventure Ocean Fifty :  “Nos agences étant réparties sur tout le territoire, nous allons pouvoir partager cette expérience avec un grand nombre de nos collaborateurs.” Le projet sportif a été confié à l’écurie malouine BE Racing, portée par Servane Escoffier et Louis Burton, qui, à l’issue d’une sélection ayant attiré 45 candidats, a retenu Pierre Quiroga pour prendre la barre de l’ex Leyton. S’il ne souhaite pas communiquer sur le budget, le patron de Viabilis évoque “un projet, qui, fort d’un skipper vainqueur de la Solitaire du Figaro en 2021, se veut ambitieux.”

En termes d’investissement, la classe veille à ce que les budgets restent accessibles aux PME“On vote des règles qui permettent d’éviter la course à l’armement”, confirme Fabrice Cahierc, qui évoque des budgets annuels de fonctionnement variant entre 500 000 et 900 000 euros HT. “Les évolutions techniques, même si elles existent, sont limitées et cadrées”, apprécie Arnaud Gotreau. 

Coup d’envoi de la saison, avec le début du Pro Sailing Tour à La Seyne-sur-Mer du 8 au 11 mai.

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